Histoire et patrimoine
L'ardoise bretonne provient des bassins schisteux du Centre-Bretagne (Maël-Carhaix, exploitée jusqu'en 2008) et de la zone des Monts d'Arrée (Sizun). Au XVIIIe siècle, les ardoisières bretonnes alimentaient toute la côte ouest jusqu'à La Rochelle.
Le manoir breton classique (XVe-XVIIe) se reconnaît à sa couverture ardoise à forte pente, ses lucarnes Kornandon (lucarne à pignon en gerbière) et son faîtage scellé à la chaux pour résister aux vents marins.
Côté chaume, la presqu'île de Crozon, l'île de Sein et certaines parties du Cap Sizun conservent un patrimoine résiduel de chaumières en seigle, désormais protégé par la Fondation du Patrimoine et le Parc naturel régional d'Armorique.
Particularités régionales
- Pente forte (45-55°) pour résister aux vents d'ouest
- Faîtage scellé chaux hydraulique anti-vent salin
- Lucarnes Kornandon en pignon (héritage médiéval)
- Visserie inox A4 obligatoire en zone littorale
Matériaux dominants
Les couvertures patrimoniales de Bretagne reposent principalement sur les matériaux suivants :
Exemples remarquables à voir
Vieille ville de Dinan, manoirs du Léon (Finistère nord), longères du Mené, chaumières de l'île d'Ouessant, cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier.